Dernier arrêt avant de s'éteindre
Dernier arrêt avant de m’éteindre
Douce ironie qui me tend les bras
Dernier arrêt avant de m’éteindre
Ce soir je vais laisser mes yeux se fermer.
Je ne recherche pas des bras pour me réchauffer,
Mais le confort traître du froid des limbes.
J’erre sous les lampadaires, orpheline de la ville,
Sans aucun but je marche seule dans les rues.
Plus jamais envie de me mettre à nu,
Il est temps pour moi d’enterrer l’innocente fille.
Je crois bien que la naïveté, plus que les clopes, tue.
Les regrets me rongent depuis que le serpent du péché m’a mordu.
Alors Morphée, viens à moi, ferme mes yeux,
Pour que le désespoir ne me pousse plus à prier les dieux.
Le destin m’avait guidée sur un chemin tout tracé,
Pourtant ils m'ont tous dit que je me suis égarée.
Mais c’est vrai qu’il n’y a que les âmes torturées qui rêvent de la vie d’artiste,
Et pour dire vrai, je trouve ça pathétique, et même un peu triste.
Dernier arrêt avant de m’éteindre.
Ce soir, c’est juré, je ne rentre pas chez moi.
La vie joyeuse, je n’ai plus envie de la feindre,
Alors c’est la mort heureuse qui vient se glisser dans mes draps,
Douce ironie qui me tend les bras.
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